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Accueil du site > Actualités > Politique > Macron, Le Pen, Dupont-Aignan : tous gaullistes ?

Macron, Le Pen, Dupont-Aignan : tous gaullistes ?

« L’Europe ! l’Europe ! L’Europe ! » 

On se souvient de cette interview de 1965. Un De Gaulle très en verve rabaissait les fervents partisans de la CEE au rang de cabris sautillants sur leurs chaises. Si la question de l’Europe demeure au premier plan des présidentielles, les cabris que sont nos candidats de 2017 n’en peuvent plus de se réclamer du général. A la moindre occasion, c’est à celui ou celle qui criera le plus fort : « De Gaulle ! De Gaulle ! De Gaulle ! » Que signifie cette gaullâtrie aiguë et unanime ?  De quel De Gaulle est-il question ? Savent-ils même de quoi ils parlent en proclamant le nom de l’inventeur de la démocratie démonarque ? 

Bien sûr il y a cette phrase de Malraux : « tout le monde a été, est ou sera gaulliste ». Il eût été plus pertinent de dire « a prétendu, prétend ou prétendra ». La formule est en soi très gaullienne en ce sens qu’elle manie habilement le langage, l’usage du futur ouvrant la porte à la survenue de ce qui ne s’est jamais encore entièrement produit. J’y reviendrai en guise de conclusion, mais en ce temps électoral où la politique n’est que discours, on peut se demander si le gaullisme n’est pas avant tout une posture de communication, en ce sens que c’est dans sa virtuosité verbale et son à-propos que De Gaulle a fait montre d’une indéfectible continuité.

Il est d’usage pour les historiens, de distinguer trois grandes périodes dans le gaullisme :

  • le gaullisme de guerre, qui a construit la légende ;
  • le gaullisme d’opposition, qui a développé une doctrine institutionnelle ;
  • le gaullisme au pouvoir, qui a instauré une forme de monarchie républicaine.

De ces trois périodes, la deuxième est la moins connue. Elle correspond à ce qu’on a appelé la traversée du désert, terme quelque peu épique qui ne s’accorde guère à la réalité dans la mesure où c’est à cette époque, entre 1946 et 1958, qu’un véritable mouvement gaulliste s’est formé, sous le contrôle, discret mais ferme d’un général bien décidé à revenir au pouvoir au moment opportun.

Le discours de Bayeux de juin 1946 a jeté les bases de ce qui allait devenir la Constitution de la 1958 et c’est à peu près tout ce que l’on retient de cette période.

Serait-ce là qu’il faudrait chercher la marque du gaullisme, permettant d’identifier un « vrai » gaulliste, de le distinguer du bonimenteur qui se réclame par opportunisme des idées du général ?

Première réserve, tout comme les mesures prises entre septembre 44 et janvier 1946, la « doctrine » de Bayeux n’est pas véritablement le fruit des réflexions de De Gaulle. Avant et durant la guerre, si De Gaulle a fréquenté cercles et personnalités politiques, il s’est gardé de s’engager et n’a rien écrit qui fût annonciateur d’une vision alternative à la IIIème République. Il s’est surtout intéressé aux questions militaires, partisan d’une modernisation de l’armement et d’une façon d’utiliser les blindés inventée non par lui mais par les Allemands. Parallèlement, dans son fameux ouvrage Au Fil de l’Epée, il a disserté sur les ressorts de l’autorité, sur le modèle du chef et la façon dont celui-ci commande avec efficacité. Mais il n’est pas question de réforme institutionnelle ni sociale.

L’inspirateur injustement méconnu de mesures prises dès 1944 comme le droit de vote des femmes, de l’association capital-travail et surtout du cadre constitutionnel exprimé à Bayeux est le Lt colonel de La Rocque, chef de la Ligue des Croix de Feu devenue Parti Social Français en 1936. L’essentiel de sa « doctrine » fut publié en 1934 dans son ouvrage Service Public. Critique virulent du système électoraliste de la IIIe République, La Rocque se voulait également au-delà du clivage droite-gauche, très anti-communiste d’un côté et en faveur d’une économie dirigiste et sociale de l’autre. Après-guerre, on retrouvera ces éléments dans les thèses majeures défendues par le mouvement gaulliste durant les années cinquante.

Durant la période suivante, celle de De Gaulle monarque républicain, le gaullisme a subi une nette inflexion.

D’une part l’idéal de grandeur nationale a vite été bousculé et la transformation de l’Empire colonial en une Communauté mettant la métropole à égalité avec ses possessions d’outre-mer ne verra jamais le jour, bien qu’approuvée massivement lors du référendum de sept. 58 instituant la Ve République.

Le revirement soudain et inattendu de De Gaulle à ce sujet a provoqué une fracture dans le camp gaulliste. Le combat pour la défense de l’Algérie française qui avait mobilisé les gaullistes au plus haut point, leur permettant de faire revenir De Gaulle au pouvoir, devint très vite synonyme de rejet du général pour la minorité qui n’accepta pas ce qu’elle considérait comme une trahison.

Qui était vrai gaulliste alors ? Ceux qui suivaient leur chef plus par obéissance aveugle que par conviction, quand bien ils tentaient de voir dans cette inflexion la marque d’un pragmatisme de haut vol bien qu’hermétique pour la plupart. Ou étaient-ce ceux, à l’image de leur chef de 1940, qui refusaient d’obéir.

Le rôle du Président 

L’évolution de De Gaulle ne se limita pas à la question de la Communauté. La Constitution de 1958 avait assigné au Président un rôle fort mais néanmoins distinct de celui du Premier ministre. C’est ce dernier qui était censé définir et mener la politique du gouvernement en concertation avec les ministres et le Président. Dans les faits, cela ne se passa jamais ainsi. De Gaulle régentait tout d’une main de fer, avec un Debré manquant d’estomac puis un Pompidou qui lui devait d’exister. Le référendum d’octobre 62, très contesté quant à sa licéité, permit d’étayer la pratique monarchique de la Constitution avec le passage à l’élection du Président au suffrage universel. Et puis il y eut ce qu’on a appelé la constitution de 1964, exprimée lors d’une déclaration du Chef de l’Etat. Il donna une interprétation très singulière des textes, affirmant encore plus le pouvoir du Président.

Là encore, qui est gaulliste ? Celui qui estime que la Constitution originelle avait défini un partage équilibré de la gouvernance, conférant au Président un rôle de garant et d’arbitre ? Ou bien celui qui, « parce que c’était De Gaulle », se satisfait de ce dévoiement vers une pratique monarchique ?

De fait, y-compris celui qui dénonça le « coup d’état permanent », tous les successeurs du général ont gouverné selon la constitution virtuelle de 1964, hormis durant les trois périodes de cohabitation. Le gaullisme de nos actuels candidats ne semble pas différer à cet égard, tant la soif du pouvoir est grande, tant la démocratie est devenue une machinerie manipulatoire et confiscatoire de la souveraineté populaire.

Autre grand thème du gaullisme au pouvoir, celui de l’atome. De Gaulle est l’homme de la bombe atomique française et le promoteur de l’énergie nucléaire.

La bombe fait l’objet d’un consensus. Elle fut et demeure présentée comme la garantie majeure de notre souveraineté. Pourtant, l’argumentation se heurte à un autre aspect de la politique gaullienne, le rapprochement avec la Russie (De Gaulle parlait ainsi de l’URSS).

La bombe fut conçue en pleine guerre froide, temps où le seul ennemi pouvant nous menacer militairement était l’Union soviétique. Or De Gaulle, déjà durant la guerre, n’a eu de cesse de rechercher de bons rapports avec nos anciens alliés russes, ce qui ne manqua pas d’irriter Britanniques et Américains. Dans une telle perspective diplomatique, que justifiait les investissements considérables dédiés à une bombe que nous n’avions aucune envie, aucune raison de faire tirer sur les Russes ? La grandeur nationale, répondraient en chœur nos candidats « gaullistes ». Sur ce point en effet, pas de variante, tous restent attachés à cette arme terrifiante qui nous coûte cinq milliards par an depuis 56 ans.

Pareillement pour le nucléaire. Macron, Le Pen, Dupont-Aignan, aucun d’eux ne remet en cause le recours à cette source d’énergie si dangereuse et polluante.

L’atome est donc un point fort et clair d’appartenance au gaullisme. Sur ce plan au moins, nos candidats parlent vrai.

Mais sur l’Europe, évoqué à cris de cabri, au début de cet article ?

Macron ne veut rien changer. On garde l’euro, on garde les institutions. En revanche, le nouveau duo Le Pen – Dupont-Aignan remet en cause la mécanique monétaire en vigueur, avec ce concept dual de monnaie courante / monnaie commune, et plaide pour une transformation des institutions actuelles de l’UE dans un esprit souverainiste, qui pourrait déboucher sur un « frexit » si les négociations avec les états membres n’aboutissaient pas

Où sur ce point est le gaullisme ? Qui peut à juste titre s’en réclamer ?

Macron et les partisans de la forme actuelle des institutions de l’UE pourront arguer que De Gaulle, pour attaché qu’il fut à la pleine indépendance nationale, n’a pas stoppé le processus de construction européenne. L’épisode de la Chaise Vide aurait pu aboutir à une sortie de la France de la CEE, ce qui aurait brisé l’édifice européen en sa toute jeunesse. De Gaulle, ronchon, méfiant à l’égard des Anglais, hostile à l’idée d’intégration, de fédéralisme, est tout de même resté dans l’Europe. Et pragmatique comme il aimait le rappeler à chaque occasion, insistant sur les « réalités » qui doivent orienter la politique, l’on peut imaginer De Gaulle aujourd’hui, mitiger sa fermeté pour peu à peu s’ouvrir à une communauté davantage en phase avec le processus très « réel » de mondialisation.

En revanche, Marine, comme son potentiel futur premier ministre, ne voient pas du tout le général se satisfaire de la situation à laquelle nous sommes arrivés. Soucieux avant tout de la souveraineté nationale, de la place majeure de la France dans le concert des nations, comment De Gaulle aurait pu accepter l’abolition des frontières, la disparition du franc, l’existence d’un droit européen supranational et la bureaucratie qui va avec ?

Les migrants

De la même manière, notre nouveau duo n’hésitera-t-il pas à brandir celui qui fut sagesse tout autant que patriotisme pour fustiger le laxisme à l’égard des migrants. Comment le général accepterait ce nouveau mode d’immigration sauvage ? Comment pourrait-il rester sans rien faire face à un tel « tohubohu », ne rien faire quand des zones entières du territoire sont dépossédées de leur tranquillité par une « chienlit » prête à tout pour gagner la perfide Albion ?

A cela, Macron pourrait répondre qu’en 1963, un rapport d’experts commandé par l’Elysée avait mis en garde l’Etat contre le recours massif de main d’ouvre nord-africaine réclamé par les constructeurs automobiles. Mais le jeune conseiller Balladur chargé d’instruire le dossier passa outre : production à bas coût d’abord ! De Gaulle aurait pu trancher en sens contraire…

L’indépendance diplomatique

Dans une dissertation frisant parfois l’hagiographie à la Mauriac (cf sa biographie de De Gaulle), l’ex futur homme providentiel Asselineau démontre à coups de qualificatifs guerriers - « fin tacticien », « génial stratège militaire », « grand soldat avisé » etc. - que le général ne saurait être accusé de faiblesse face à la construction européenne. De Gaulle aurait eu en tête une Europe française qu’il a manqué de peu d’instaurer – il n’est pas dit comment – grâce à sa ténacité et au succès médiatique de ses déplacements et actions diplomatiques : reconnaissance de la Chine Populaire, visites en URSS, au Mexique, au Canada etc. De Gaulle a gêné, a fait les unes de la presse internationale à chacun de ses déplacements, à chacune de ses déclarations mais concrètement, quel retentissement cela a-t-il eu au plan concret des échanges commerciaux ? Nos voisins plus discrets, Allemagne, Italie, Royaume Uni, n’ont pas eu de De Gaulle et cependant, pour ne prendre que l’exemple des échanges avec la Russie, ils nous dépassent.                                           « Vive le Québec Libre ! » fait partie des moments anthologiques du discours gaullien. Le Québec est-il devenu indépendant pour autant ? Fait-il plus d’affaires avec nous qu’avec son voisin les USA ?

Une fois encore, où est le gaullisme en diplomatie ? Nos candidats répondront en chœur : pragmatisme et défense de la souveraineté. Est-ce propre au gaullisme ? N’est-ce pas plutôt la raison d’être de toute diplomatie ?

Pourquoi De Gaulle

En vérité et nous en venons à ce qui explique en partie ce regain de gaullisme, proche d’une ridicule « gaullâtrie », ce qui fascine nos candidats, les trois concernés par le 2e tour, mais aussi Mélenchon et Asselineau : le génie du verbe et de la communication dont a fait preuve le général tout au long de sa carrière, s’améliorant au fil des ans avant de péricliter assez brusquement lors de son dernier « coup », le référendum de 1969. Son sens aigu de la formule, ses raccourcis hermétiques – « un certain sens de la France » - son aplomb pour démontrer aujourd’hui le contraire de ce dont il avait convaincu son auditoire la veille, sa posture royale faisant de son physique un instrument presque rituel, tel le grand orgue qui aurait fait le contrepoint d’une homélie de Bossuet à Notre Dame. L’ombre du grand virtuose de la politique française d’après-guerre ne laisse donc de planer. Et en ces temps où la caste politicienne est parvenue à s’identifier à sa caricature, le recours à De Gaulle est perçu, faut-il croire, comme un précieux secours.

Dire « comme disait le général » ou « moi qui suis gaulliste » c’est préparer cérémonieusement son auditoire de paroles frisant le sacré, c’est la clochette du servant de messe qui annonce le mémorial de la cène, la consécration du pain et du vin. Et cela peut aller plus loin encore, mais au prix du ridicule : Mélenchon lyrique, place de la République, qui se compare lui-même à De Gaulle ou Macron les bras en V qui vocifère comme un goret qu’on égorge, piteusement applaudi sur commande tweetée …

Mais il y a, me semble-t-il, une explication plus prosaïque, plus pragmatique et donc pas moins gaullienne, à cette gaullomania qui restera une des marques des présidentielles de 2017.

Plus gaulliste que moi tu meures

A la suite de Napoléon, De Gaulle est devenu le personnage historique préféré des Français. De Gaulle lui-même aurait eu cette phrase sur Bastien-Thiry, dont il avait refusé la grâce : « Les Français aiment les martyrs et ce Bastien-Thiry mérite d’en être un. »

Sa déroute précipitée, moins d’un an après son incroyable retournement de situation de la fin mai 1968, a parachevé le mythe De Gaulle. Sans Waterloo puis Ste Hélène, il aurait manqué beaucoup pour que se construise la légende napoléonienne.

C’est ainsi, notre peuple a conservé cette part de romantisme, ce sens de l’épopée. Nos candidats, conscients du peu qu’ils ont à offrir d’eux-mêmes pour faire rêver les électeurs, ont donc intérêt à se parer du seul ornement royal que tolère la République. Le temps d’un mot, d’une phrase, ils coiffent le képi bi-étoilé et comme chacun d’eux en fait autant, l’effet s’annule. Somme faite de toutes choses, et pour paraphraser Coluche dans son sketch du Schmilblick « j’i suis autant gaulliste que toi, s’il ton pli ».


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70 réactions à cet article    


  • dejaegere 3 mai 12:11

    L’actuelle campagne electorale ( mais pas que) aura a la fois ramene dans le debat public un attachement plus ou moins imaginatif au gaullisme et en meme temps une aspiration croissante a changer la donne fondamentalement gaulliste avec une 6eme Republique


    • marceau 3 mai 17:09

      @dejaegere

      Etre gaulliste est une notion claire et précise qui recouvre un certain nombre de règles et de principes qui le définissent !


    • Et hop ! Et hop ! 4 mai 08:28

      @dejaegere : De Gaulle a laissé une bonne image auprès des électeurs, donc les conseillers marketing des hommes politiques recommandent leurs clients de se dire gaulliste.


      Fillon qui a remis l’armée française sous commandement de l’OTAN se présente comme un gaulliste.

    • marceau 4 mai 14:30

      @Et hop !

      C’est Sarko qui a réintégré la France dans l’OTAN, pas Fillon !



      • Et hop ! Et hop ! 4 mai 08:29

        @Bartneski


        Il faut faire un article sur AgoraVox.

        Marine Le Pen a fait allusion au paradis fiscal où M. Macron aurait pu dissimuler ses 3 millions d’EU de gains chez Rothschild, en plus de possibles rétrocommissions quand il a facilité l’absorbsion d’Alshtom par General Electric, et le vente des aéroports de Nice et Lyon à des financiers chinois.

        Ca y est la preuve est disponible que Macron fait partie des hommes politiques corrompus.

        Le Canard Enchaîné ne publie rien.

        Macron s’est créé au moins une société financière écran dans un paradis fiscal pour échapper au fisc. Il fait partie des hommes politiques corrompus qui fraudent le fisc. Il y a un fac-similé des statuts.


        http://www.zerohedge.com/news/2017-05-03/documents-indicate-emmanuel-macron-may-be-engaging-tax-evasion


        Plusieurs sites américains font état de documents relatifs à la création en 2012 par Emmanue Macron d’une société écran « La Providence limited », domiciliée dans l’île de Nevis, paradis fiscal dans les Caraïbes, et d’opérations avec la Carribean International Bank.


        http://animeright.news/zanting/documents-emerge-showing-emmanuel-macron-committed-tax-evasion




      • Cazeaux Cazeaux 4 mai 12:49

        @Et hop !

        Bravo et merci pour ces infos qui devraient être relayées au maximum !

        Il fallait bien que cet affidé du capitalisme « terminal » (voir mon article dans agoravox) mît son magot quelque part. Prétendre posséder moins de bien que Poutou avec les salaires et commissions qu’il a récoltés c’est se moquer du monde...mais pas de l’Etat, puisque l’Etat, c’est bientôt lui et d’ici-là, c’est son démiurge Hollande.

        Il est dommage que MLP n’ait pas pointé cet aspect du personnage : il danse dans la ronde criminelle des évasions fiscales des grands groupes et grosses fortunes. Transparency International évaluait en 2008 à 1000 milliards le montant détourné à l’échelle mondiale ! De quoi nourrir tous les nécessiteux de la Terre et de financer des industries éco-responsables.

      • marceau 4 mai 14:34

        @Et hop !

        Surtout macron était bien ministre de l’économie lorsque SFR fut vendu à Drahi . Drahi qui possède BFMtv, Libé, l’Expresse, RMC........qui ont fait gratuitement la campagne/propagande de macron pendant toute la campagne !


      • Sozenz 3 mai 13:49

        beaucoup de gaulliste n en portent que le nom.
        c est comme beaucoup de religieux qui eux aussi n en ont que le nom mais n appliquent aucun précepte , bien trop peu , ou n appliquent pas les principaux .et s habillent de petits détails futiles pour revendiquer l’étiquette .


        • Sozenz 3 mai 13:54

          @Sozenz
          se revendiquer de gaulliste pour beaucoup c est se draper d un habit doré pour cacher ses pustules .


        • Cazeaux Cazeaux 3 mai 15:57

          @Sozenz
          Oui et non ! 

          Merci de relire attentivement mon article, qui aurait pu être bien plus long car je n’ai qu’à peine effleuré les aspects économiques et sociaux, sans évoquer les références philisophico-religueuses de De Gaulle, l’ambigüité de ses rapports avec la notion de parti politique, et d’autres thèmes encore.

          En fait, il est bien plus facile de parler de De Gaulle que du gaullisme, pareillement de Napoléon que du bonapartisme, de Mussolini que du fascisme etc.
          Les questions que je pose : « où est le gaullisme ? » montrent le caractère assez hétéroclite de ce courant.
          De Gaulle, dans Au Fil de l’Epée, se rattache à la filiation du Prince de Machiavel, plaçant avant tout les qualités du chef, du gouvernant ; la prévalence des réalités (notion très présente dans les discours et écrits du gal) sur une quelconque doctrine.

          Pour être en phase avec ce qu’a dit maintes fois De Gaulle, il faudrait avoir l’honnêteté d’admettre qu’être gaulliste aujourd’hui n’a pas de sens. 

          • Ont été gaullistes, de 1940 à 1945, ceux qui l’ont choisi pour chef et ont combattu sous ses ordres.
          • Ont été gaullistes, plus tout à fait pareillement, ceux qui ont participé à l’aventure du RPF puis à la reconquête du pouvoir, de 1947 à 1958.
          • Ont été gaullistes (néogaullistes selon le point de vue de ceux qui n’ont pas suivi le revirement / Algérie), ceux qui ont participé aux dix années de monarchie républicaine, installant durablement un force politique de droite conservatrice qui a occupé une place majeure dans la vie publique entre 1959 et 1973. 

          Après, le courant avec Chirac et aujourd’hui, il est en passe de se fondre, tel le PS, dans une recomposition de l’ensemble de la classe politique.
          L’erreur, qui est aussi une forme de condescendance, consiste à écarter tel ou tel du label gaulliste selon un filtre très personnel.

        • marceau 3 mai 17:06

          @Sozenz

          Avant de parler du gaullisme il faudrait savoir ce que recouvre ce terme , ce qui ne semble pas être votre cas !


        • JL JL 3 mai 13:50

          Macron, Le Pen, Dupont-Aignan : tous gaullistes ?

           
           Non ! Tous pétainistes.
           
          Le gaullisme est mort, notre ami Siatom a prononcé son oraison funèbre, ou ce qui y ressemble.

          • marceau 3 mai 16:59

            @JL

            - Marrant ce que vous écrivez parce que De Gaulle, lors de sa période RPF (47/53,) fut traité de fasciste,de caudillo , pendant la campagne électorale, ses adversaires dessinaient des petites moustache, à la Hitler, sur ses affiches. pour faire peur
            - On constate que la même recette est utilisée pour discréditer MLP.
            - C’est la même farce qui recommence et qui devrait permettre de créer une union factice, contre un candidat que le système redoute.Ce fut De Gaulle, c’est maintenant MLP.

            - MLP comme De Gaulle sont les représentants d’un même courant politique d’une même idéologie prônant une alliance entre « la gauche du travail »( un parti à l’assise populaire élargie et fortement social) ,et de la droite des valeurs (défense de l’identité française et de ses valeurs). Voilà bien ce qui inquiète les tenants de l’oligarchie qui nous dirige et qui sont partisans eux d’une « droite du travail » (concurrence des travailleurs,libéralisme,mondialisme, réduction des avantage sociaux) et de la « gauche des valeurs » (mariage homos,pma,gpa,théorie du genre,immigrationnisme, négation de la Patrie et de toute identité).

            - Les deux courants sont irréconciliables et sont engagés dans une lutte à mort !


          • marceau 3 mai 17:05

            @JL

            -Pour votre information c’est l’assemblée du Front pop qui donna les pleins pouvoirs à Pétain .La collaboration fut essentiellement une affaire de gauche, voir d’extrême gauche, d’antiracistes et de pacifistes.

            C’est donc bien la gauche qui fut pétainiste (Mitterand fit fleurir sa tombe chaque année lorsqu’il était Président de la République !


          • julius 1ER 3 mai 17:27

            @marceau


            il faut arrêter avec la désinformation le Front Populaire s’est arrêté en Avril 1938 avec la démission de Blum qui voulait davantage de pouvoirs sans pouvoir les obtenir par ailleurs ... pour mettre en place de grandes réformes financières !!! 

          • JL JL 3 mai 18:27

            @marceau
             

             ’’La collaboration fut essentiellement une affaire de gauche, voir d’extrême gauche, d’antiracistes et de pacifistes.’’
             
            Oui, c’est ça. Et la Division Charlemagne, c’était comme chacun sait, un ramassis de gauchistes et gauchiasses !
             
            Et tous ces clodos qui avaient fait commerce avec les SS, qui avaient combattu sous l’uniforme avec eux contre l’armée russe, n’ont eu à la Libération que le sort qu’ils méritaient !
             
            En tous les cas, on sait maintenant grâce à vous, marceau, quel sera le programme d’Histoire dans les écoles françaises, si un jour, Le Pen accède au pouvoir.
             
             Humm, dites moi : ça ne vous gêne pas un peu, ce passé, pour traiter Macron de pétainiste ?

          • Cazeaux Cazeaux 3 mai 19:58

            @JL
            Front populaire fini au sens de programme de gouvernement, certes. Il n’en demeure pas moins qu’en juillet 1940, c’est la chambre élue en 1936 qui a voté les pleins pouvoir et qui a donné mandat à Pétain de concevoir et proposer au vote, une nouvelle loi constitutionnelle fondée sur des principes nettement en rupture avec ceux de la IIIe. Il n’y a eu qu’une poignée de socialistes ET de communistes pour voter contre car il faudrait se souvenir qu’à l’époque, De Gaulle était un inconnu lors que Pétain, pour les hommes ayant connu les tranchées, jouissait d’un immense prestige, au-dessus des clivages partisans.

            C’est la réalité historique, attestée par des tonnes et des tonnes de documentation et de témoignages personnels.

            La division Charlemagne s’inscrit dans le combat jusqu’au boutiste des militants nationalistes qui ont rejoint le gouvernement pantin mis en place par les Allemands en septembre 44. Elle fut majoritairement composée des Francs Gardes, éléments armés de la Milice, en complément des survivants de la LVF et d’autres volontaires. Effectivement, il y avait parmi ces jeunes égarés nombre d’anciens militants de gauche. François Brigneau, tant cité comme l’un des anciens miliciens ayant rejoint le FN : il n’a pas rejoint l’Allemagne et donc encore moins la Charlemagne. Cet homme était ouvrier métallo issu d’une famille populaire de tradition gauchisante. 

            Quant aux « clodos », je ne vois pas à qui vous faites allusion car ceux qui ont trafiqué avec les Allemands, rien à voir avec la collaboration politique qui demanderait tout un développement, étaient plutôt des gens cossus ou des gangsters comme par exemple le sinistre Foccart, qui a rejoint la résistance tardivement pour éviter de se faire pincer par la police après avoir commis un assassinat crapuleux. Il s’est ainsi retrouvé à Londres, subordonné de Soustelle au BCRA. Foccart conservera ses relations dans le milieu, fournissant des tueurs de la pègre aux barbouzes utilisés à partir de 1961 pour combattre l’OAS. Foccart, conseiller de De Gaulle, de Pompidou puis de Chirac, homme sombre de la France Afrique, pas ce qu’il y a de plus glorieux dans l’épopée gaullienne...

            Et je pourrai continuer la liste des collabos crapuleux qui ont été blanchis quand on fusillait des gamins de 16 ans qui avaient adhéré à la Milice : Hersant, Schueller, Bettencourt, et tant d’argentiers qui ont continué leurs carrières d’affairistes en toute quiétude.



          • JL JL 3 mai 20:19

            @Cazeaux
             

             décidément, il est dangereux de faire de l’ironie sur les réseaux. Pourtant, ça me paraissait clair : marceau mélange les genres et amalgame en bon fasciste qu’il est, quand il écrit : ’’La collaboration fut essentiellement une affaire de gauche, voir d’extrême gauche, d’antiracistes et de pacifistes.’’
             
            Or ce que les gens comme lui qui ne font pas dans la dentelle, appellent extrême gauche quand ils ne disent pas gauchiasses, c’est dans leur esprit les partageux et les clodos.
             
            Vous comprenez ?
             
            Pour le reste, vous me permettrez de préférez la version de Julius 1er à la vôtre.
             
            Si Pétain a été condamné à mort, ce n’était pas le Pétain élu mais le Pétain ultérieur, celui en effet, de la collaboration ; il n’a pas été condamné pour ses faits commis avant qu’on lui eut confié les pleins pouvoirs, mais pour ses actes criminels du point de vue de la nation, commis après et durant cette période de pleins pouvoirs. Et ça fait une sacrée différence. Une différence que les frontistes gomment 70 ans après, pour réécrire l’Histoire ! C’est ça, le révisionnisme.
             
             

          • marceau 3 mai 20:23

            @julius 1ER

            -Arrêtez la désinformation vous même. L’Assemblée qui a donné les pleins pouvoirs à Pétain était celle du Front populaire et c’est bien une majorité de gauche qui a voté pour Pétain.

            -Du reste parmi les collabos, la grande majorité était issue de la gauche, de l’extrême gauche, de la mouvance anti raciste ou pacifiste.

            -Blum s’est fait élire à la faveur de la crise de 29 aux USA qui provoqua une brusque cessation d’activité et une augmentation du chômage qui frappa durement la France au début des années 30.La gauche sortie du bois en promettant de créer des emplois.

            L’axe de cette création d’emplois reposait sur deux mesures .

            -L’expulsion des travailleurs étrangers qui travaillaient en France. Les polonais qui travaillaient dans les mines furent expulsés et durent retourner chez eux. St Exupéry dans son livre « terre des hommes » raconte sa rencontre , dans un train se dirigeant vers la Pologne de ces travailleurs polonais et de leur famille chassés de France pour laisser leurs emplois aux travailleurs français.Voyant la situation des enfants dormant sur des banquettes en bois, sans confort, il eut cette phrase célébre :« C’est Mozart qu’on assassine ».

            -La deuxième mesure consistait à réduire le temps de travail afin de partager, entre un plus grand nombre de salariés , les emplois existants ; semaine de 40 h (qui ne fut appliquée que dans les années 60), congés payés.


          • marceau 3 mai 21:09

            @JL

            Mais Pétain était entouré d’hommes de gauche

            La gauche, toujours à se cacher la vérité lorsqu’elle est trop dure à supporter

            https://nidnim.wordpress.com/2015/07/24/liste-des-collabos-socialistes-radicaux-de-gauche-du-gouvernement-de-vichy/


          • marceau 3 mai 21:21

            @JL

            -Doriot vous avez déjà entendu parler ?

            Député maire communiste de St Denis, Dirigeant des jeunesses communistes, fondateur du parti collabo PSF , s’engagea dans les SS pour combattre l’union soviétique.

            -Augier dit St Loup cadre socialiste chargé des Auberges de jeunesse s’engagea dans la SS

            -Paul Collette vous connaissez ? membre des Croix de feu (de de Laroque), d’extrême droite, membre de l’action française, d’extrême droite. Il perpétua un attentat contre Laval qu’il blessa, condamné à mort, Laval refusa qu’il soit exécuté, il mourut de sa belle mort à Paris en 1995 !


          • JL JL 3 mai 21:22

            @marceau
             

            ’’Pétain était entouré d’hommes de gauche’’’
             
            Vous voulez dire : de gauche comme Hollande ? Comme Macron ?

          • marceau 3 mai 21:53

            @JL

            D’hommes qui étaient membres de partis de gauche. Je n’ai jamais sondé leur conscience !


          • JL JL 3 mai 23:51

            @marceau


            Wiki : ’’Jacques Doriot, ... homme politique et journaliste français, communiste puis fasciste. Il est, pendant la Seconde Guerre mondiale, l’une des figures de proue du collaborationnisme. Après son départ du Parti communiste français, Doriot fonde, en 1936, le Parti populaire français (PPF) et reprend le journal La Liberté, lequel prend position contre le Front populaire. Durant la guerre, Doriot est un partisan radical de la collaboration. Il contribue, ainsi, à la création de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF) et combat personnellement sous l’uniforme allemand sur le front russe, avec le grade de lieutenant.’’ (nb. c’est moi qui souligne)
             
            C’est ça, les turpitudes d’un arriviste sans repères, qui montrerait que le Front Populaire était collaborationniste ? Qui permettrait de dire comme vous le faites que ’’La collaboration fut essentiellement une affaire de gauche, voir d’extrême gauche, d’antiracistes et de pacifistes.’’ ???
             
            Vous avez une curieuse façon d’interpréter l’histoire, marceau ! Pfff !
             
            Et je vous le redis, lancer en 2017, de tels propos, 80 ans après les faits si complexes, où tout a changé sauf la vieille extrême droite, c’est complètement irresponsable, et je vous le dis : fasciste.

          • Cazeaux Cazeaux 4 mai 01:58

            @JL
            Je suis d’accord avec vous sur le fait que la collaboration ne saurait être imputable qu’aux politiciens de gauche. En cette époque confuse, comment ne l’aurait-elle pas été ?, les clivages d’avant-guerre ont été bousculés. Entre juillet 1940 et juin 1941, l’on trouvait côte à côte aux carrefours et marchés de nos villes, militants fascisants et militants communistes distribuer des tracts en faveur de l’Allemagne, les uns par proximité idéologique, les autres par obéissance à la « ligne » définie à Moscou.


            Vous dites que que vous préférez la version de Julius1er à la mienne : en quoi ? 
            Il se contente d’évoquer la fin en 1938 du Front Populaire, ce que j’approuve ! 

            Pétain a été condamné pour trahison et intelligence avec l’ennemi (théorie fumeuse jamais confirmée par les historiens). Ce qui lui est essentiellement reproché aujourd’hui, un pouvoir non respectueux des principes républicains ainsi que les mesures contre les Juifs et la rafle du Vel d’Hiv n’a pas fait partie de l’acte d’accusation du procès. C’est curieux mais c’est ainsi. Comme il est curieux que ni De Gaulle ni Churchill ne s’émeuvent du sort des Juifs dans leurs mémoires de guerre.

            Enfin, vous parlez d’un révisionnisme frontiste : à quoi faites-vous allusion ? 
            La question du Mal Pétain est historique. Le FN est un parti politique qui présente une analyse et des propositions (lesquelles ont sensiblement évolué au fil du temps). Qu’on ait les meilleures raisons du monde pour s’opposer au FN est une chose mais l’affubler d’une réécriture de l’histoire n’a pas de fondement, cela d’autant plus que sur Pétain, De Gaulle ou l’Algérie, les avis divergent en son sein...des avis qui n’engagent que les personnes à titre privé.

          • Cazeaux Cazeaux 4 mai 13:29

            @JL

            Qu’on puisse déplorer le revirement de Doriot, comme celui de tant de communistes aujourd’hui, cela ne doit pas en faire « un arriviste sans repères ». 
            Doriot, dit le « Grand Jacques » était une haute figure du PCF. Maire de St Denis, il jouissait d’une très forte popularité dans sa ville et au sein de son parti. Ses discours étaient les plus remarqués de l’époque, aucun tribun ne l’égalait. C’était, avec le style de l’époque, une sorte de Mélenchon, un virtuose du verbe.
             Sa popularité au PC faisait de lui un possible successeur à Thorez, sauf que...Doriot acceptait de moins en moins le diktat de Moscou dont il avait perçu peu à peu la nature totalitaire. En quittant le PCF, il a emmené la plupart de ses partisans et le PPF est vite devenu l’une des plus grosses formations politiques, rivale du PSF, radicalement opposé sur les questions de l’antisémitisme et des principes républicains. 

            La guerre installée, Doriot a glissé vers la cause de l’Europe nouvelle prônée par Hitler. Il l’a payé de sa vie. Pourquoi en rajouter en le traitant d’arriviste ? Qui l’obligeait, chef d’un puissant parti, à endosser l’uniforme pour rejoindre l’enfer du Front de l’Est en tant que combattant, pas dans un bureau. ?

            Parmi les collaborationnistes, il y a eu de pures canailles comme l’inspecteur Bonni, comme Bousquet, comme Hersant...ou comme Céline, tant aimé des intellos de gauche, qu’on a retrouvé caché dans un placard en Suède, après avoir suivi les fuyards à Sigmaringen.

            L’ADVERSITE NE DOIT PAS TORDRE LA VERITE OU ALORS ELLE SE MUE EN HAINE SANS RETENUE
            Puisque mon article parle de De Gaulle. Quand Darnand, le chef de la Milice et dernier patron de la police du régime de Vichy, a été condamné à mort, sa grâce a été demandée à De Gaulle par son ami résistant le RP Brückberger. De Gaulle a refusé mais a confié au père dominicain, ex corps franc ayant combattu sous les ordres de Darnand, le message suivant (en substance) : 
            « Cher Darnand, les circonstances rendent impossible que je vous accorde ma grâce. Mais de soldat à soldat, sachez que je vous conserve toute mon estime, toute mon admiration. etc. »


          • JL JL 4 mai 14:07

            @Cazeaux
             

            vous êtes bien obligé d’admettre que ce n’est pas un (Doriot) communiste qui a rejoint Hitler, mais bel et bien un (Doriot) anticommuniste.
             
            Alors, pourquoi soutenir ces mensonges qui n’ont d’autres buts que de salir la gauche, et qui nous feraient accroire que ce sont les anti-communistes, l’extrême droite donc, qui ont combattu Hitler ?

          • marceau 4 mai 14:47

            @JL

            https://nidnim.wordpress.com/2015/07/24/liste-des-collabos-socialistes-radicaux-de-gauche-du-gouvernement-de-vichy/

            Voilà quelques exemples de la collaboration de la gauche.

            Quand un type de droite collabore on explique que la droite était collaboratrice.

            Quand un type de gauche ou d’extrême gauche collabore on ne doit pas dire que la gauche et l’extrême gauche était collaboratrices.

            On pourrait évoquer le rôle du PCF qui dénonça la guerre contre l’Allemagne nazie comme étant une guerre impérialiste, on pourrait évoquer les appels du PCF demandant aux jeunes français de refuser la conscription ou de déserter., on pourrait évoquer les sabotages qu’organisa le PCF dans nos usines d’armements (qui provoquèrent de nombreuses victimes parmi les soldats français), on pourrait évoquer des articles de l’Humanité qui dés Août /Septembre 40 appelaient à la fraternisation entre les ouvriers français et les soldats allemands.

            Mais non, bien sûr la gauche n’a pas collaboré !

            Lamentable !


          • JL JL 4 mai 15:00

            @marceau
             

             si vous voulez refaire l’histoire, refaites là bien : complètement, en tenant compte de ce que ce sont les vainqueurs qui ont écrit l’histoire.
             
             « L’Histoire est un mensonge que personne ne conteste » (citation authentique mais non exacte de Napoléon Bonaparte, qui aurait plutôt dit « L’Histoire est une fable convenue »).


          • Cazeaux Cazeaux 4 mai 15:37

            @JL
            Je ne soutiens aucun mensonge, du moins je m’y efforce. 

            La guerre a changé la donne, c’est un fait. Ce qui est incontestable en matière de résistance intérieure est que :

            1. Les communistes ont soutenu le pacte germano-soviétique jusqu’à l’attaque de l’URSS par les Allemands le 21 juin 41. C’est ensuite, dans ce qui s’est appelé (eh oui) le Front National, qu’ils ont formé des réseaux de lutte armée contre l’occupant.

            2. De Gaulle a commencé par condamner la résistance intérieure, qu’il a rejointe en 42 avec l’envoi de Moulin, qui a réussi peu ou prou à unir les branches rivales au sein du CNR.

            3. Les premiers réseaux furent formés dès 1940 par des monarchistes alliés à des personnes non politisées mais plutôt de mentalité catholique conservatrice.

          • JL JL 4 mai 18:04

            @Cazeaux
             

             reconnaissez donc qu’il est inadmissible de dire en 2017, je cite marceau : ’’La collaboration fut essentiellement une affaire de gauche, voir d’extrême gauche.’’
             
             Ou bien l’on dit tout, ou bien l’on ne dit rien.


          • JL JL 4 mai 20:23

            @marceau
             

            je croyais que c’était Macron l’ennemi ?
             
            Vous n’allez pas me dire que Macron c’est la gauche ?
             
             Rotschild, c’est la gauche ? Depuis quand le banquiers c’est la gauche ? Depuis qu’ils ont refusé un prêt à leur épouvantail ?


          • JL JL 4 mai 20:52

            @marceau
             

             
            ’’Que nous réserve l’avenir, si Marine Le Pen remporte l’élection présidentielle ? Pour s’en faire une idée, il peut être utile de regarder du côté de nos voisins Hongrois et Polonais, qui ont porté au pouvoir des forces nationalistes. Au sein même de l’Union européenne, Viktor Orban et le parti des frères Kaczynski bâtissent, loi après loi, des régimes qui se dirigent d’un pas assuré vers l’autoritarisme : contrôle de la justice, de la presse et de l’art par le gouvernement, attaques contre les ONG, racisme et xénophobie d’État, remises en cause des libertés et droits fondamentaux... Deux gouvernements, hongrois et polonais, que les députés FN au Parlement européen ne manquent jamais de défendre.’’

          • JL JL 5 mai 17:15

            @Cazeaux, 

            @marceau,
             
             
            Paul Jorion démontre que le nazisme, s’il a été anticapitaliste avant 1931/1933 - ce qui justifierait la connivence que vous reprochez aux partis de gauche, y compris au PCF - ne l’était plus après cette époque, pression et collaboration des industriels allemands oblige, collaborations sans lesquelles il n’aurait été qu’un trublion sans envergure.
             
             Et Paul Jorion enfonce le clou en révélant que ceux qui ont fait courir cette légende du nazisme anticapitaliste sont les deux chantres de l’ultra libéralisme, Ludwig von Mises Mises et Friedrich von Hayek .
             
            Lesquels misérables ont réussi ainsi à faire d’une pierre deux coups : discréditer les gauches, et laver l’ultralibéralisme de ses fréquentations communes avec le nazisme.
             
             Ainsi, MM Cazeaux et marceau, vous êtes bien des révisionnistes puisque les relations entre les gauches françaises et Pétain ont évolué au fil du temps, mais vous n’en donnez qu’une version trafiquée visant à jeter de la façon la plus malhonnête qui soit, l’opprobre sur les gauches.
             
            - Vous ne pouvez pas dire que la gauche anticapitaliste était complice d’Hitler sans dire que cet Hitler là, était alors anticapitaliste.
             
            - Vous ne pouvez pas davantage soutenir qu’Hitler, grand criminel devant l’histoire était anticapitaliste puisque au moment de ses crimes, il avait les grands capitalistes à ses cotés.

          • marceau 7 mai 16:21

            @JL

            Macron a participé à ’élaboration du programme présidentiel de hollande , il a été secrétaire général de l’Elysée de hollande (président socialiste ) pendant 2 ans, il a été ministre de l’économie de hollande pendant 2 ans, nombre de notables du PS le soutiennent et appellent à voter pour lui, mais si cela vous rassure de penser qu’il n’est pas socialiste libre à vous !


          • marceau 7 mai 17:13

            @JL

            Il suffit de voir la liste de types de gauche (pc, sfio, radicaux, syndicalistes cgt, pacifistes, antiracistes, trotskystes) qui ont collaboré avec Vichy pour ne pas s’arrêter trop longtemps sur votre post .

            Selon Simon Epstein l’historien franco/israélien , spécialiste de cette période, plus de 80% des collabos étaient de gauche ; par intérêt, par lâcheté, par opportunisme , par conviction....... peu importe, l’important est de savoir et de retenir que c’est la gauche, dans son ensemble, qui fourni la grande majorité des hommes de la collaboration !


          • marceau 7 mai 20:43

            @JL

            La laïcité remonte à la loi de 1905, rien à voir avec Jean Zay.

            C’est la gauche qui attaque la laïcité , pour gagner l’electorat muzz, en autorisant l’introduction de la religion dans l’espace scolaire (nourriture religieuse, accompagnement de femmes voilées lors de sorties scolaires,voile à l’université mais le meilleur est à venir...) .

            Jean Zay, c’est aussi le type qui a essayé de se sauver ,en 40, quelques autres, en bateau, mais il fut rattrapé à Casablanca, arrêté par la justice française pour désertion , il fut , jugé, condamné et enfermé, Pétain le sauva de la déportation. Jean Zay expliqua qu’il n’avait pas voulu se sauver, sans convaincre personne !

            Il fut assassiné par la milice, en 44, en représailles de l’assassinat de Henriot par la résistance

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